LES PAYS CELTES
Vous allez adorer l’Irlande, l’Ecosse et le Pays de Galles avec Alainn Tours !

A la recherche d’un avenir meilleur

Lorsque Peter, l’irlandais québécois intégré au sein de l’équipe d’Alainn Tours depuis Mai 2018, s’est penché sur ce sujet, il n’a pas été étonné de voir l’histoire se répéter : les médias prétendent que notre siècle est plongé dans une crise migratoire sans précédent, pas si sûr… lorsque l’on se penche sur l’arrivée massive des peuples « celtes » au Canada il y a trois siècles, il y a vraiment de quoi s’interroger…

Héritage Celte au Canada

Si les époques ont changées, les raisons, les conditions et les conséquences des immigrations massives se ressemblent… Durant la première moitié du 19ème siècle, un nombre considérable d’écossais et d’irlandais ont franchi l’Océan Atlantique afin de rejoindre le continent nord américain. Des cultivateurs, des pêcheurs et des ouvriers pour qui le Nouveau Monde apparaissait comme une seconde chance.

Celtic Lightning : How the Scots and the Irish Created a Canadian Nation

Aujourd’hui, l’héritage « celte » au Canada est omniprésent et l’on est fier d’y afficher ses origines gaéliques. Lors du recensement de 2016, les descendants des immigrants irlandais restés au Canada représentaient environ 13% de la population canadienne et le chiffre était quasiment identique pour les habitants de souche écossaise.

Les ancêtres Irlandais

En fait ça fait belle lurette que les ancêtres de Peter se sont fait la belle outre Atlantique pour gagner leur place au soleil ; ils ont embarqué dès le 16ème siècle sur les navires de pêche à la morue à destination de Terre Neuve. Rudes bonhommes, toujours prêts à en découdre avec ces satanés indiens Mi’kmaqs et ces bougres de français !

La pêche de la morue à Terre-Neuve en 1858-fabrication de l'huile de morue

Terre Neuve - ou Talamh an Éisc en gaélique - signifie « Terre des poissons » et ce nom survit encore, tout comme une partie de la langue des colons.

Au 19ème siècle, les choses se sont accélérées à vitesse grand « V », l’économie textile irlandaise subissant de grands changements (mécanisation, concurrence du coton d’Amérique etc.), tandis que la Grande Famine de 1847 frappait le pays, contraignant les habitants du sud de l’Ulster et du nord Connaught en particulier à fuir vers des cieux plus cléments. Le Nouveau Brunswick, l’île du Prince Édouard, les ports d’Halifax ou Saint Jean se remplirent de miséreux qui pensaient avoir quitté l’enfer.

The Port of Halifax (1830 - 1840 ) Unknown Canadian painter

Le phénomène des « boat people » ou des « bateaux cercueil » était donc déjà d’actualité :

Le 1er décembre 1848, les 206 passagers voyageant sur le pont du navire à vapeur Londonderry (reliant Sligo à Liverpool) sont enfermés par l’équipage dans une pièce de 15 m2 au moment d’une tempête ; 70 de ces voyageurs meurent étouffés dans cette pièce.
Le voyage transatlantique à bord des voiliers dure de cinq à neuf semaines dans les années 1840 – un temps pendant lequel aucun salaire ne peut être gagné. A bord de ces navires, les immigrants sont confrontés à la maladie (dysenterie, choléra, typhus), à la faim, à la soif et au mal du pays. Pour empêcher les migrants malades de pénétrer tout de suite sur les territoires américain ou canadien, des maisons de quarantaine sont construites.

Avec l’explosion industrielle, cette main-d’œuvre bon marché représenta une véritable aubaine pour la construction des ports marchands, des lignes de chemin de fer et des voies navigables. Le canal Rideau par exemple fut construit par des milliers de travailleurs pauvres irlandais. Beaucoup y laissèrent leur peau et leurs cadavres sont enterrés tout du long de l’ouvrage qui s’étend de Kingston à Ottawa. Cette artère vitale de la capitale du Canada fait aujourd’hui le bonheur des joggeurs, des cyclistes et des patineurs. Aux morts, soyons reconnaissants…

Canal Rideau, Ottawa, Canada

À Montréal, les immigrants irlandais ont également contribué à la construction du canal de Lachine et à celle de la basilique Saint-Patrick.

Basilique Saint-Patrick Montréal, Canada

Beaucoup d’irlandais choisirent d’accoster au Canada avant de se rendre aux Etats Unis, le prix du passage étant moins élevé. Ils sont venus rejoindre les rangs des juifs, des gallois, des allemands et des russes des décennies durant, jusqu’avant la seconde guerre mondiale.

Et pendant ce temps, nos amis Écossais…

Nos amis écossais ne sont pas restés en reste avec la création d’une première colonie au Canada au 17ème siècle baptisée « la Nouvelle Ecosse ». La région des Highlands par exemple a fourni de bons soldats et des bûcherons au pays, mais aussi de solides trappeurs recrutés par la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) spécialisée dans la traite des fourrures.

N.B : à recommander l’excellente série « Frontier » qui raconte la mainmise de la compagnie pour la traite des fourrures et qui met en scène le trappeur Declan Harp.

Traite des Fourrures, Canada

Encouragés par les autorités britanniques, les Écossais des Lowlands ont ensuite rejoint les Highlanders pour s’établir au Canada. En bons négociateurs, ils ont prospéré dans le commerce et les affaires, les fourrures, le bois, mais aussi le chemin de fer.

Le premier train direct qui relia l’Atlantique et le Pacifique appartenait à la Canadien Pacific (C.P), une compagnie dirigée notamment par Donald Alexander Smith, ancien négociant en fourrure, financier et homme politique d’origine écossaise.

Il est clair que ce melting pot de populations a contribué à élever le Canada au premier rang des nations industrielles. Mais au delà de l’aspect économique, les irlandais et écossais ont joué un rôle important du point de vue des apports culturels : ils ont amenés avec eux de belles traditions religieuses et musicales qui subsistent encore.

En vert ou en orange, les traditions culturelles demeurent

Pour les canadiens, la fête de la Saint-Patrick a toujours eu une signification importante au mois de mars, les parades pratiquées dans de nombreuses villes se mettent au vert pour célébrer le saint homme et le retour du Printemps.

St Patricks Day Parade Montreal

La commémoration de ce saint patron de l’Irlande - né au 4ème siècle - semblerait avoir été mise en scène pour la 1ère fois à Québec en 1837 et 1824 à Montréal. Aujourd’hui, on y voit défiler des chars, des joueurs de fifres et de cornemuses habillés de kilts pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Les descendants des peuples irlandais – mais pas seulement – en profitent pour honorer Saint Patrick et l’identité ethnique à digne renfort de Guinness et de chants gaéliques.

Dans un registre différent subsiste aussi une autre tradition mémorable, mais limitée strictement à Terre Neuve-et-Labrador, ainsi que dans l’Ontario. Il s’agit de la « La Journée des Orangistes » en souvenir de la bataille de la Boyne en 1690 qui opposa le roi Guillaume III d’Orange-Nassau contre l’ancien souverain anglais Jacques II.

Il est bien évident qu’à présent les défilés en fanfares des loges d’origine irlandaise et écossaise n’ont plus rien à voir avec les démonstrations patriotiques et religieuses d’autrefois. De la violence physique sous jacente, on est passé aux débats idéologiques et à la manifestation bon enfant où tout le monde est contente de profiter d’une belle journée en plein mois de juillet.

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La musique folklorique du Canada quant à elle, a été largement influencée par les descendants irlandais ; elle leur doit une grande part de son histoire, en particulier à Terre-Neuve, dans l’Ontario et dans le Nouveau-Brunswick. Aujourd’hui encore, la majorité des musiciens folk canadiens s’inspirent d’airs irlandais centenaires. Les balades peuvent être douces, empreintes de nostalgie du temps passé, ou au contraire pleines de vitalité comme dans les gigues québécoise… accompagnées de violon et de simples cuillères, avouez qu’elle vous donne une furieuse envie d’aller taper du pied !

Voici quelques morceaux à écouter en bonne compagnie :
https://www.youtube.com/watch?v=xcgv9kVy29g
https://www.youtube.com/watch?v=NSu9p85S4AY
https://www.youtube.com/watch?v=uzxPRdP_ywI

Enfin, parmi les traditions « celtes » qui se sont importées au Canada pour le plus grand plaisir des vivants, on peut noter depuis 1819, les Jeux des Highlands se tiennent dans diverses communautés écossaises au Canada.

Bold Step Dancers © Diana Kues

À Montréal, comme au Nouveau Brunswick, il est de bon dans la bonne société de venir assister aux bals, dîners et conférences publiques afin de célébrer l’héritage écossais qui subsiste. La majorité préfère se déplacer sur les places publiques et les campagnes alentours pour assister au spectacle de ses joutes sportives : lancer de tronc et de marteau, danses écossaises endiablées et cornemuses, dégustation de Whisky et de bières.

En été, durant la période des Highland Games, tout le monde au Canada aime être écossais, même si ça ne dure que le temps d’un weekend !

Cet article a été écrit par

Corine LEDANOIS

Co-fondatrice Alainn Tours
Management, projets de Communication & Développement Agence

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