LES PAYS CELTES
Vous allez adorer l’Irlande, l’Ecosse et le Pays de Galles avec Alainn Tours !

Entre les Scottish Borders et Dumfries & Galloway, ma selle balance !

Ca faisait un bout de temps que l’on y pensait et fin juin, on a mis les gaz en direction du sud de l’Écosse avec l’aide d’Alainn Tours.

Notre quatuor à moto se composait de Max et de moi-même, de Mélanie et de sa copine Anne, prof d’Anglais et incontestablement, un atout précieux lors de ce périple ; nous avions choisi de rouler sur 860 km environ au départ d’Edimbourg pour partir à la découverte des Scottish Borders et du district de Dumfries & Galloway, le tout sur un peu moins d’une semaine.

En consultant plusieurs guides et témoignages sur la toile, cette partie de l’Écosse nous a paru un peu moins fréquentée, mais tout aussi belle et riche en terme d’intérêt que d’autres endroits. On ne s’est vraiment pas ratés et à défaut d’avoir allégé notre portefeuille – l’Écosse n’est pas donnée -, ce road-trip à moto restera l’un de nos plus beaux souvenirs de voyage.

De façon consensuelle avant notre départ, nous avions choisi de louer deux bonnes routières bien compactes sur place - en l’occurrence une BMW C 600 Sport et une Honda NC 700. Mélanie et Anne se sont occupées de tout et ont opté pour un logement B&B chez l’habitant, histoire de la jouer friendly. Ce que femme veut…

Voici le récit de cette échappée belle qui reste imprégnée dans nos mémoires, avec je l’espère, une partie pratique qui sera utile à tous ceux qui voudront tenter comme nous l’aventure.

Jour 1 – Edimbourg bien sûr

Nous passons cette première nuit dans la capitale d’Edimbourg, une ville à taille humaine. Le centre-ville est vraiment sympa avec son château perché sur un piton et ses pavés, les filles ont même pu faire du lèche vitrines avant de pousser avec nous la porte de notre premier pub pour une partie « bière-fléchettes ».

Pub en Ecosse

Jour 2 – A l’assaut des Scottish Borders

Le lendemain à Edimbourg, nous avons pris possession de nos deux engins et du road-book : étapes, itinéraires, distances, numéro d’assistance en cas de pépins et centres d’intérêt à ne pas rater… Tout y était !

Le loueur choisi par Alainn Tours avait prévu également de quoi mettre 2 bagages latéraux sur chaque moto, un top-case supplémentaire et un GPS. Royal quoi !...

Bien armés et équipés, nous voilà partis sur la route des Scottish Borders, une région qui continue de longue date une zone frontalière entre le sud de l’Écosse et l’Angleterre. Située juste au sud d’Édimbourg et des Lothians, au nord-est de Dumfries and Galloway.

Rivière Tweed - Scottish Borders

Nos motos s’engagent en direction de la côte est vers le petit port pittoresque d’Eyemouth réputé pour son festival de la pêche aux harengs, nous roulons prudemment cette première journée pour nous habituer à la conduite à gauche et à la route côtière sinueuse où les falaises alternent avec des criques de sable fin.

Après une pause déjeuner, notre quatuor bifurque à l’intérieur des terres vers l’abbaye de Melrose, certainement l’un des monuments écossais les plus connus, fondé par l’ordre cistercien au XIIe siècle.

Melrose Abbey, Ecosse

Les dimensions sont incroyables et le travail de la pierre est fabuleux : les arches s’étirent très haut dans le ciel, tandis que les emplacements réservés autrefois aux vitraux sont ciselés comme de la dentelle ; les gargouilles sont pour certaines encore intactes et malgré les outrages du temps, des statues d’époque continuent de nous observer d’un air goguenard… Près de 1000 ans nous contemplent !

Mélanie nous fait un dernier petit caprice pour faire un détour jusqu’à la célèbre Mur d’Hadrien à la frontière, non loin de l’actuelle ville d’Hawick. Elle a fait histoire de l’Art à la Sorbonne et ça la titille encore de temps à autre. Construit en tourbe et en pierre, ce mur serait le plus long du monde après la Muraille de Chine.

Le mur d'Hadrian, en Ecosse

Nous rejoignons en fin de journée un B&B près de Selkirk spécialisé dans l’accueil des motards, c’est-à-dire sécurisé et ultra-convivial. Dégustation de Whisky single malt à l’arrivée, c’est la tournée de Killian le patron ! La soirée se passe à évoquer la vie et l’œuvre de Robert Burns, un écrivain-poète-chanteur écossais mort à 37 ans dans la ville de Dumfries.

Bowhill House, Selkirk, Scottish Borders, Ecosse

Killian nous pousse une petite chansonnette, le verre à la main :

Des sorcières et des démons menant la danse :
Pas un de ces cotillons à la mode de France,
Mais gigues et strathpeys, et rondes,
Avec des cornemuses pour faire frapper les talons.

Jour 3 – En route pour Dumfries & Galloway

Petit crachin et léger brouillard ce matin au réveil, nous enfilons vite le K-Way toujours rangé sous le siège près du réservoir.

Après avoir pris un copieux breakfast et fait nos adieux à Killian et à son épouse, nous roulons en direction de la petite folie construite par Sir Walter Scott à Abbotsford. Clara et Mélanie sont aux anges ; nous en profitons pour nous promener ensuite sur les abords de la rivière Tweed où de nombreux pêcheurs titillaient le poisson. À cette époque de l’année, nous apprenons que tout saumon sauvage se doit d’être remis à l’eau et que le dimanche, l’activité est strictement interdite. C’est relâche pour tout le monde le Jour du Seigneur.

Abbotsford House, Scottish Borders, Ecosse

Nous pénétrons ensuite dans le district de Dumfries et Galloway et roulons vers l’abbaye de Sweetheart (Littéralement : joli cœur ou cœur adoré). Le monument cistercien doit son nom au cœur embaumé de l’époux d’une veuve inconsolable – fondatrice des lieux - qui le garda auprès d’elle jusqu’à sa mort.

Le soleil est revenu dans l’après-midi, il a mis en valeur le rose de la pierre de ces ruines romantiques sur le fond vert petit pois de la pelouse environnante.

Abbaye de Sweetheart, Dumfries and Galloway, Ecosse

Après un dernier crochet dans le cimetière de l’abbaye à contempler les stèles, nous nous dépêchons de faire le plein d’essence, car sur les routes de l’intérieur, il faut s’approvisionner régulièrement pour ne pas tomber en panne. La station propose des boissons fraiches sans alcool. Mais ce soir, c’est décidé… L’adage « boire ou conduire, il faut choisir » ne s’appliquera pas !

Une bonne nuit nous attend dans un le village de Lockerbie… devenu tristement célèbre suite à l’attentat d’un Boeing 747 en 1988.

Jour 4 – Champs de bataille, rivières et parcs

Dans cette partie du sud-ouest de l’Écosse, entre les parcs de Kielder et celui de Galloway, les paysages sont faits de collines et de bois, traversés par de belles rivières comme celle de la Nith.

Robert Bruce, natif du pays et héros légendaire, y affronta les troupes anglaises lors de plusieurs batailles menées jusque dans l’Ayrshire.

...Ce n’est en vérité ni pour la gloire, ni pour la richesse, ni pour l’honneur que nous nous battons, mais pour la liberté ; pour elle seule, que nul honnête homme n’abandonne qu’avec la vie même.

Sources : déclaration d’Arbroath - 1320

Au nord de Loch Trool, se trouve justement une pierre de granit commémorative des victoires de Robert le Bruce et appelée Bruce’s Stone.

Bruce's Stone, Loch Trool, Ecosse

La visite de Dumfries est rapide, car après avoir une courte pause devant Castle Douglas, nous préférons filer jusqu’aux abords du Parc National de Galloway. Nous croisons là quelques randonneurs amoureux du grand air. Ils sont vraiment cools ces Écossais, toujours partants lorsque nous demandons quelques indications. Les paysages sont magnifiques et l’on sent tout le respect et l’amour que la population porte ici pour la nature. Toute l’après-midi, on s’étire les pieds en éventail à discuter du voyage au bord de l’eau.

Castle Douglas, Dumfries and Galloway, Ecosse

Ce soir est notre dernière soirée en Écosse, nous posons enfin devant le fameux plat national écossais : le Haggis, une panse de brebis farcie qui ressemble à du boudin… Les filles en ont même ramené en boite de conserve !

Jour 5 – Retour sur Edimbourg

C’est le moment de revenir sur Edimbourg via la A74 et d’envisager les 170 km de route du retour. En sirotant notre café accompagné de toasts et d’œufs brouillés, nous discutons déjà de nos projets de voyage à moto de l’an prochain et d’un autre itinéraire… celui des Highlands de l’ouest sur 1410km cette fois.

Canoes et Motos au Loch Lomond, Ecosse

Il faut maintenant rendre les motos et prendre le vol de ce soir. Au ras du bitume et de la nature sauvage, cette échappée belle de 5 jours à moto aura vraiment été inoubliable.

Bon à savoir :

Quelles sont les limitations de vitesse ?

Limitation de vitesse : 30 miles en ville (50 km/h), le double sur la route et 70 miles sur l’autoroute (113 km/h). Guère différent de chez nous au final.

Quel est l’état des routes ?

« Dans la campagne écossaise, comme sur les routes de bord de mer, la chaussée est très souvent étroite et ne permet le passage que d’un véhicule à la fois (single-track roads). Des dégagements sont aménagés de part et d’autre de la route (passing places) pour faciliter les croisements.
À moto, on a souvent tendance à essayer de passer sans se garer, au risque d’être déséquilibré et de frotter une carrosserie, a fortiori si la moto est équipée de valises latérales.
Dans une cote, le bon sens impose que l’on cède le passage au véhicule qui monte, pour éviter à son conducteur de devoir se relancer. On doit aussi se ranger lorsqu’un véhicule a priori plus rapide arrive par derrière. Si le passing place est à gauche et qu’un véhicule arrive vers vous, c’est à vous de vous y ranger pour céder le passage, s’il est à droite, stoppez et attendez que l’autre s’y mette pour vous faciliter le passage »
Sources : http://www.lerepairedesmotards.com/voyages/royaume-uni/ecosse-a-moto.php
Voir aussi : http://blog.alainntours.fr/voyage-single-track-ecosse.html

Le prix de l’essence

Compter entre 1.45 et 1.55€/litre selon que l’on parle d’essence ou de diesel.
Pour les motos, il s’agit de la plupart du temps d’essence - les réservoirs ont une capacité d’environ 17-18 litres.
Attention, l’autonomie des véhicules est importante quand on voyage à deux, il faut bien estimer le coût dédié au carburant – un poste important pour un motard.

Que comprennent les assurances ?

L’assistance est assurée par des compagnies d’assistance uniques à chaque loueur et il faut bien sûr opter pour le forfait « toutes assurances comprises ».
Les procédures d’assistance sont remises dans le carnet de voyage, quoi faire, qui contacter, etc.
Comme pour les loueurs de voiture, il faut s’assurer aussi que le prestataire propose 7J/7 un portable d’assistance en cas de pépins. C’est le cas pour Alainn Tours.

Et les bagages ?

Certains voyagistes s’occupent des bagages sur demande entre les étapes de façon à les acheminer dans les hôtels (avec suppl.). Le voyagiste bien avisé recommande de ne pas charger la mule cependant.

Peux-t-on louer une moto sur place ?

Lors de la commercialisation, il est discuté de la gamme de motos disponibles. Des fiches techniques sont proposées par moto, en tenant compte des contraintes de trajet, de durée et de budget. La location se fait sur une période de 15 jours maximum.
Selon le type de moto, les taxes, les serrures, les bagages, les casques, et même les protections contre la pluie sont compris.
Les motards doivent être âgés de plus de 25 ans et posséder un permis moto.

De quoi se compose le road book ?

Le carnet de voyage comporte tous les éléments nécessaires au bon déroulement du voyage : carnet de route donné avec les étapes au jour le jour, suggestion d’itinéraire qui privilégie idéalement les paysages et les plus petits axes, tout en prenant soin du confort de route, calcul du kilométrage et les directions pour rejoindre chaque hébergement.
Sympa aussi d’avoir un petit mémo de régions incluant les recommandations des lieux de visites, de restauration et d’autres points d’intérêt particuliers.
De même une fiche technique supplémentaire « spécial motard » qui reprend d’autres éléments pratiques tels que les stationnements sécurisés, les pompes à essence, etc est fourni.

Tenues vestimentaires recommandées

Voyagez léger et ne vous encombrez pas de vêtements lourds. Choisissez plutôt des tenues légères, mais imperméables, et au moins une veste type polaire (l’humidité peut donner froid). Pensez à prendre une combinaison de pluie facile à enfiler et un gilet fluo, les motards anglais le porte souvent, le fait d’être vu est important.

Cet article a été écrit par

Corine LEDANOIS

Co-fondatrice Alainn Tours
Management, projets de Communication & Développement Agence

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